March 17, 2015

L’alcoolisme est une maladie (addiction) pas une honte

By addictmag

Le plus dur, c’est d’avouer. A soi d’abord, aux autres ensuite. Il peut se passer de longues années avant que le déclic ne se produise. Un temps durant lequel l’alcool poursuit ses ravages. Là lorsqu’il est déjà tard, que les désordres sociaux ont commencé et pèsent déjà beaucoup (perte d’amis, divorce, rejets divers, problème sinon perte d’emploi, etc.). La grande faute est liée à la stigmatisation de cette maladie qu’est l’alcoolisme. Justement parce qu’elle est davantage considérée comme une faiblesse que comme une maladie à part entière, au même titre que le diabète ou l’hypertension. Une maladie qui se soigne. Le médecin généraliste François Liard l’exprime par une image : « S’attaquer à l’alcoolisme, c’est s’attaque à une montagne parce que « officiellement », la maladie n’existe pas. »
C’est évidemment faux. La dépendance à l’alcool est une maladie neurobiologique qui touche
environ 2 millions de personnes en France. C’est une maladie chronique du cerveau pouvant engager le pronostic vital du patient. La dépendance à l’alcool se caractérise d’abord par une perte de contrôle de la consommation liée à un déséquilibre des circuits cérébraux de la récompense. Cela conduit le patient à poursuivre sa consommation d’alcool, même s’il est conscient des dangers encourus. Le besoin de calmer son mal-être prend l’ascendant.